Jeudi soir, dans l'excellente émission "Envoyé Spécial" un reportage m'a sidérée plus que d'habitude.

La vente ni plus ni moins de femmes venant d'Éthiopie, des Philippines du Sri Lanka viennent au Liban faire "la bonne" espérant pouvoir gagner de l'argent et l'envoyer à la famille restée au pays.

Ce que ne savent pas ces malheureuses, c'est que leur passeport sera dans un 1er temps confié à leurs employeurs et que le cauchemar pour beaucoup d'entre elles va commencer.

Pas d'horaire, pas de vacances, de la nourriture juste de quoi subsister et la  séquestration. Y compris pendant les bombardements! La famille allait à l'hôtel ou dans des refuges souterrains mais ces immigrées restaient enfermées au domicile de leurs "employeurs".

Bien entendu, le viol, les violences physiques et verbales sont monnaie courante et avec l'aval des sociétés de "placement".

Le contrat de travail  se termine trop fréquemment de façon tragique. Par un suicide. Ces malheureuses sautent par le balcon, seule issue pour elles de s'échapper de l'enfer sur terre.
slavery
Voici quelques liens :
Bonnes à vendre article  dans le quotidien Le Monde de Dominique Torres, la journaliste qui a effectué ce reportage.

le comité contre l'esclavage moderne fondé en 1994 par Dominique TORRES,  qui a pour objectif de lutter contre toute forme de servitude et d’assister les victimes de l’esclavage moderne, en France et dans leur pays d’origine.
Caritas Liban
apporte un soutien aux domestiques étrangères en situation de détresse.